L'amour

Il n’ya pas d’autre souffrance que l’absence de l’amour

Ces graines sont pour la mangeoire à oiseaux, et cette langue sert à dire tout ce que vous ne voulez pas entendre.

Je sais que le colibri sous mes talons en a assez de sa propre chanson.
Et je comprends.
Moi aussi j’en ai marre de ma propre anatomie.
Je suis révolté par ma propre écriture.
Je ne veux pas entendre ce que j’ai à dire à chaque fois que j’y pense, mais j’ai été maudit d’être un écrivain, et j’ai été maudit d’être plus bruyant que ce qu’on enseigne aux femmes.

Je ne veux même pas savoir combien de brouillons se cachent dans mon téléphone, dans mon cœur, dans mes draps.
Parce que je pense au plus profond de moi que si je le savais, je commencerais à définir ce que je fais comme étant moins artistique,et plus sur le terrain indéfini de la folie.
J’avais l’habitude d’avoir souffert quand j’étais enfant, et je suppose que je n’ai jamais appris à m’arrêter de souffrir.

Parce que ma colère, ma rage est devenue plus fréquente, et mon silence est devenu mortel.

Parce que je ne le lâcherai pas.
Je ne lâcherai rien, jamais.

Chaque fois que je me sens blessé, je le laisse s’envenimer et s’envenimer à l’intérieur de moi, jusqu’à ce que ma peau commence à bouillir et que l’encre de mon stylo commence à ressembler de plus en plus à du sang gravé dans la peau.

Je cède et je commence à écrire sur tout ce que je ne devrais pas.
Et parfois, oui, je me demande s’il vaut mieux mourir ou laisser ces choses dans ma tête, mais je sais que ce n’est pas moi qui parle, c’est juste la laideur de la vie.
Et je refuse, je le refuse d’être testé par mes impénétrables insécurités.
Je refuse d’être entraîné dans une situation qui ne me ressemble pas.
Et je promets que je surmonterai cette peur stupide de moi-même et que je continuerai à écrire, en me débarrassant de ces couches de peau indéfinie.
Jusqu’à ce que je sois à nouveau en paix avec le temps et que je remplisse paisiblement la mangeoire à oiseaux sur un coup de tête.

On parle d’amour oui, quand on souffre ; le manque, l’absence, attisent la souffrance et on appelle ça de l’amour.
Voir souffrir quelqu’un qu’on aime est l’une des pires souffrances au monde.

Quand mon cœur se meurt, ma plume s’évanouit.

S’IL N’Y A PAS D’AMOUR, IL N’Y A PAS DE SOUFFRANCE, JUSTE DE L’INDIFFÉRENCE.

Je vous invite à réfléchir sur votre rapport à la souffrance et à l’amour :
êtes-vous dans une situation qui vous a incité à prendre le risque d’aimer, et la souffrance ?

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